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1328 La bataille de Cassel

 

Au XIVe siècle, la Flandre est le théâtre de batailles sanglantes. Les Flamands se battent pour la défense de leurs institutions. C’est le peuple libre où chaque commune arme sa milice ou ses « communiers ». La bataille de COURTRAI en 1302 commence une série de luttes entre despotisme et liberté. Philippe le Bel tient prisonnier à PARIS, Guy Comte de Flandre. Les Flamands se révoltent et chassent de Bruges leur gouverneur imposé Jacques de Châtillon.

 

 

Pour étouffer la rébellion, Philippe le Bel envoie un corps expéditionnaire de 40.000 hommes commandé par Robert d’Artois qui fut battu en 1302 par les communiers flamands. Une nouvelle armée fut levée, 80.000 hommes menés par Philippe le Bel lui-même. Cette fois, les communiers sont battus à MONS-EN-PEVELE. Mais les flamands reviennent avec 60.000 hommes menacer Philippe le Bel qui assiége LILLE et sa surprise est grande quand les hérauts d’arme lui proposent le combat ou une paix honorable. La paix ou plutôt une convention est signée : le Comte Guy reprenait la tête de ses états, les flamands gardaient leurs droits et privilèges mais payaient au Roi de France une indemnité de guerre de 800.000 livres.

 

 

En 1305, Philippe le Bel revenait sur cette convention et proposait un traité dabs lequel était demandé la démolition des forteresses de Flandre, prétention inacceptable.

 

 

Dans les années qui suivirent, une suite d’intrigues fut menée par Philippe pour récupérer LILLE, DOUAI, et BETHUNE. S’en suit une série de querelles qui s’atténueront en 1320 au mariage de Marguerite, fille de Philippe le Long avec l’héritier du comte de Flandre ; par contrat, les villes précitées sont données définitivement à la couronne de France.

 

 

Cette situation fut supportée jusqu’à la mort de Charles le Bel, 3ème et dernier fils de Philippe le Bel. La mort de ce roi amène un problème grave de succession et des divisions. Profitant du trouble, les communiers se révoltent à nouveau.

 

 

Philippe IV de Valois, le roi trouvé, souhaitant commencer son règne par quelque exploit, « force » son conseil plutôt partagé sur l’opportunité d’une guerre.

 

Extrait de manuscrit

 

Vers la fin de juillet 1328, l’armée du roi est sous les murs d’ARRAS, elle se dirige ensuite cers SAINT OMER et le roi retrouve sa cavalerie à ARQUES. L’armée est divisée en onze corps de bataille totalisant 50.000 hommes.

 

 

L’armée flamande ne sachant de quel côté le roi attaquerait avait divisé ses forces : un contingent se trouvait près de COURTRAI, un autre près de LILLE, et un troisième composé des communiers des régions de FURNES, DIXMUIDE, BERGUES, CASSEL et POPERINGHE était à CASSEL. Ce dernier contingent composé de 16.000 hommes allait supporter seul la bataille.

 

 

Le roi s’avança vers Cassel et vint camper sur les bords de la rivière Peene. Les communiers sortirent des murs et s’établirent sur le mont, commandés par Colin Zannequin, homme du peuple.

 

 

Le roi envoya deux corps d’armée ravager BERGUES et les environs ? Sachant que la lutte serait inégale, mis au courant par des espions que le campement du roi était mal gardé, que les nuits dans les camps du bas étaient agitées, la journée chaude et la sieste profonde, Zannequin eut l’idée de tenter un coup de main hardi afin de faire prisonnier le roi. C fut décidé pour le 23 août au début de l’après midi. Les milices furent divisées en trois. Un premier groupe mené par Zannequin devait s’emparer du roi, deux autres groupes devaient attaquer les positions les plus proches du camp royal.

 



 

Le plan se déroula parfaitement et le premier groupe était déjà dans le camp royal quant il rencontra un détachement français qui revenait d’avoir fourrager. L’alerte était à peine donnée que déjà les deux autres groupes attaquaient leurs objectifs. Le roi, réveillé par son confesseur, réussit à s’enfuir avec une partie des ses gardes et l’oriflamme. La confusion était totale. La route de ST OMER était couverte de fuyards et la victoire flamande imminente quand le roi apparut sur une hauteur avec l’oriflamme déployée. Cette action regroupa l’armée royale supérieure en nombre et renversa l’issue de la bataille. Les communiers de défendirent courageusement.

 

Extrait de manuscrit

 

Le nombre des morts en cet après-midi varie considérablement d’un manuscrit à l’autre. Du côté flamand, un inventaire fut dressé paroisse par paroisse afin de confisquer les biens des participants tués à la bataille. 3192 noms figurent.

 

21 hommes d’UXEM étaient tombés en quelques heures, 22 de Leffrinckoucke, 45 de Teteghem, 78 de Ghyvelde, etc… Toute la région fut touchée.

 

 

Cette liste est la plus vieille qu’il est possible de trouver pour UXEM. Une autre date du XVe siècle.

 

 

Texte de Michel Warlop.


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